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	<title>Lettres du CEERE</title>
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	<description>Enjeux éthiques et théologiques de l&#039;Intelligence Artificielle dans l&#039;éducation</description>
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	<title>Lettres du CEERE</title>
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	<item>
		<title>Les Algorithmes font ils la loi ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Markert]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 May 2022 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ethique]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle et Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Lettres du CEERE]]></category>
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					<description><![CDATA[Aurélie JEAN, Les Algorithmes font ils la loi ?, Paris, Éditions de l’Observatoire, « Essais », octobre 2021, 224 pages, 20,00 €. Aurélie Jean est une scientifique numéricienne. Fondatrice et dirigeante de la société In Silico Veritas à New York. &#8230; <a href="https://www.markert.fr/2022/05/02/les-algorithmes-font-ils-la-loi/">Lire la suite­­</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Aurélie JEAN, <em>Les Algorithmes font ils la loi ?</em>, Paris, Éditions de l’Observatoire, « Essais », octobre 2021, 224 pages, 20,00 €.</strong><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-697 alignleft" src="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2022/03/1632187816_9791032915011_v100.jpg" sizes="(max-width: 195px) 100vw, 195px" srcset="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2022/03/1632187816_9791032915011_v100.jpg 195w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2022/03/1632187816_9791032915011_v100.jpg 500w" alt="Couverture du livre : Aurélie JEAN, Les algorithmes font-ils la loi ?" width="195" height="300" /></p>
<p>Aurélie Jean est une scientifique numéricienne. Fondatrice et dirigeante de la société <em>In Silico Veritas</em> à New York. Elle est spécialisée dans les algorithmes et la modélisation numérique.</p>
<p>Cet ouvrage est un essai de vulgarisation sur les relations entre algorithmique et législation. Il est une porte d’entrée dans une connaissance générale des algorithmes et approfondit la question : quel rapports les algorithmes entretiennent-ils avec notre liberté ?</p>
<p>« Le personnage central […], c&rsquo;est le biais algorithmique » (p. 197‑198) ; ce n’est donc ni l’auteur ni l’algorithme. C’est pourquoi l’auteure explique notamment  que la notion de « biais algorithmique » provient de nos propres biais et de nos observations, lesquels peuvent induire la machine en erreur — c’est le tiers de l’ouvrage qui nous intéresse davantage. C&rsquo;est pourquoi il faut garder un sens critique à l’égard de nos biais et observations. Le biais algorithmique résulte rarement d’une volonté du concepteur de l&rsquo;algorithme de tromper son public. Il est d&rsquo;autant plus important d&rsquo;en avoir conscience que l&rsquo;utilisation d&rsquo;un algorithme biaisé — que l&rsquo;on suppose objectif — peut fortement influencer l&rsquo;opinion. Cette problématique pose la question du manque de rétrocontrôle des concepteurs d&rsquo;algorithmes sur leur création.</p>
<p>Aujourd’hui, les algorithmes font des suggestions de décision. Il y a donc un risque déterministe. Mais chacun reste libre de refuser la suggestion qui lui est faite, si sa conscience est éclairée. Au point de vue moral, le défi avec les algorithmes — qui sont un langage universel —, c’est que l’éthique qu’on leur applique doit être universelle.     </p>
<p>Par ailleurs, l’auteure défend sa méthode qui consiste à plonger dans le virtuel pour comprendre le réel. Les algorithmes font interface entre l’un et l’autre ; comprendre leurs fonctionnements, c’est pouvoir utiliser le virtuel comme clé de compréhension de notre monde. En faisant des algorithmes pour simuler la réalité, on peut mieux la comprendre.</p>
<p>Ce livre, bien écrit, trouve un juste équilibre entre exigence et accessibilité. Il permettra à un large public de se cultiver sur ce que sont les biais algorithmiques — il est ainsi un bon complément à un précédent livre, <em>De l’autre côté de la machine : Voyage au pays des algorithmes</em>. De plus, il permet d’envisager tous les angles des questions relatives au droit des algorithmes d’une part et à l’éthique du droit des algorithmes d’autre part. En plus des lois existantes — l’Union Européenne vient d’en promulguer une de grande qualité, le <em>Digital Markets Act</em> —, l’auteure se prononce en faveur de chartes, qui « engagent les personnes physiques et morales vers une vision commune » (p. 197) afin qu’une réponse éthique offre la souplesse que la loi peinera à mettre en place.</p>
<p>Ouvrage : <a href="https://www.editions-observatoire.com/content/Les_algorithmes_font-ils_la_loi">https://www.editions-observatoire.com/content/Les_algorithmes_font-ils_la_loi</a></p>
<p>Paru le 2 mai 2022 dans la <a href="https://ethique.unistra.fr/actualites-agenda/actualites/actualite/?no_cache=1&amp;tx_ttnews%5Btt_news%5D=11889&amp;cHash=324daee20ce57f72576e48ce1153d2eb"><em>Lettre du CEERE</em> (Centre Européen d’Enseignement et de Recherche en Ethique), n°162</a>.</p>


<p><p><strong>Aurélie JEAN, Les Algorithmes font ils la loi ?, Paris, Éditions de l’Observatoire, « Essais », octobre 2021, 224 pages, 20,00 €.</strong></p>
<figure id="attachment_697" class="thumbnail wp-caption alignleft" style="width: 195px;">
<figcaption class="caption wp-caption-text">Première de couverture de l’ouvrage, Découvrez la Doctrine sociale de l&rsquo;Eglise avant d&rsquo;aller voter</figcaption>
</figure>
<p>Prêtre dominicain, Docteur en sociologie, agrégé de sciences économiques et sociales et doctorant en théologie morale, l’auteur propose « <em>une</em> manière de découvrir la Doctrine sociale » (p. 7) de l’Église catholique (DSE).</p>
<p>Cet ouvrage est un manuel de grande qualité didactique. En tant que manuel, ses chapitres peuvent être lus séparément. En effet, après l’introduction, l’auteur présente successivement la DSE dans son histoire depuis 1891, puis des thématiques d&rsquo;actualité : la guerre et la dignité humaine, l’argent et le bien commun, les migrants et la solidarité, le travail et la subsidiarité, l’écologie ainsi que l’engagement politique. Il lie ici de façon originale de grands thèmes de la DSE et quatre de ses principes (dignité, bien commun, solidarité et subsidiarité). Son approche est très pédagogique : il propose pour chaque chapitre des objectifs, une « évaluation diagnostique », une présentation tissée d’extraits de la <em>Bible</em>, de la Tradition chrétienne, et, enfin, des pistes « pour réfléchir sur ces textes, seul ou en groupe » avec une proposition d’ouverture sous forme de « le saviez vous ? » Chaque chapitre se termine par une conclusion avec un résumé didactique, des questions avant d’aller voter, ainsi que l’exposé d’une notion essentielle (les 4 principes, « tout est lié » (p. 232 234), « le chrétien de gauche ou de droite ? » (p. 270 272)).</p>
<p>Cet ouvrage ferait une excellente introduction à la DSE pour des étudiants commençant la théologie ou l’éthique. Telle n’est cependant pas sa visée première. A la veille de l&rsquo;élection présidentielle et des scrutins suivants, il invite chaque citoyen(ne) à éclairer sa conscience à la lumière de la pensée sociale de l’Église catholique avant d’aller voter – de ce point de vue, l’invitation est intemporelle. L’auteur ne prend évidemment pas partie. Il dégage non seulement les principes et leur intelligence mais encore leurs applications pratiques et les tensions qu&rsquo;elles suscitent, tout en invitant à s&rsquo;interroger chemin faisant. L&rsquo;expérience d&rsquo;enseignement de l’auteur lui permet d&rsquo;exposer l&rsquo;essentiel et rend le propos vraiment accessible au néophyte.</p>
<p>Ouvrage : <a href="https://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/19482/decouvrez-la-doctrine-sociale-de-l-eglise-avant-d-aller-voter">https://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/19482/decouvrez-la-doctrine-sociale-de-l-eglise-avant-d-aller-voter</a></p>
<p>A paraître le 1<sup>er</sup> avril 2022 dans la <em>Lettre du CEERE</em> (Centre Européen d’Enseignement et de Recherche en Ethique), n°161.</p></p>
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		<title>Découvrez la Doctrine sociale de l&#8217;Eglise avant d&#8217;aller voter</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Markert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Mar 2022 18:33:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ethique]]></category>
		<category><![CDATA[Théologie]]></category>
		<category><![CDATA[Lettres du CEERE]]></category>
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					<description><![CDATA[Jacques-Benoît RAUSCHER, Découvrez la Doctrine sociale de l’Église avant d’aller voter, Paris, Cerf, mars 2022, 280 pages, 20,00€. Première de couverture de l’ouvrage, Découvrez la Doctrine sociale de l&#8217;Eglise avant d&#8217;aller voter Prêtre dominicain, Docteur en sociologie, agrégé de sciences &#8230; <a href="https://www.markert.fr/2022/03/25/decouvrez-la-doctrine-sociale-de-leglise-avant-daller-voter/">Lire la suite­­</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jacques-Benoît RAUSCHER, <em>Découvrez la Doctrine sociale de l’Église avant d’aller voter</em>, Paris, Cerf, mars 2022, 280 pages, 20,00€.</strong></p>
<figure id="attachment_697" class="thumbnail wp-caption alignleft" style="width: 195px;"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-697" src="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2022/03/Rauscher_Jacques-Benoit_Decouvrez_la_Doctrine_sociale_avant_d_aller_voter.jpg" sizes="(max-width: 195px) 100vw, 195px" srcset="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2022/03/Rauscher_Jacques-Benoit_Decouvrez_la_Doctrine_sociale_avant_d_aller_voter.jpg 195w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2022/03/Rauscher_Jacques-Benoit_Decouvrez_la_Doctrine_sociale_avant_d_aller_voter.jpg 500w" alt="Couverture du livre : Jacques-Benoît RAUSCHER, Découvrez la Doctrine sociale de l'Eglise avant d'aller voter" width="195" height="300" />
<figcaption class="caption wp-caption-text">Première de couverture de l’ouvrage, Découvrez la Doctrine sociale de l&rsquo;Eglise avant d&rsquo;aller voter</figcaption>
</figure>
<p>Prêtre dominicain, Docteur en sociologie, agrégé de sciences économiques et sociales et doctorant en théologie morale, l’auteur propose « <em>une</em> manière de découvrir la Doctrine sociale » (p. 7) de l’Église catholique (DSE).</p>
<p>Cet ouvrage est un manuel de grande qualité didactique. En tant que manuel, ses chapitres peuvent être lus séparément. En effet, après l’introduction, l’auteur présente successivement la DSE dans son histoire depuis 1891, puis des thématiques d&rsquo;actualité : la guerre et la dignité humaine, l’argent et le bien commun, les migrants et la solidarité, le travail et la subsidiarité, l’écologie ainsi que l’engagement politique. Il lie ici de façon originale de grands thèmes de la DSE et quatre de ses principes (dignité, bien commun, solidarité et subsidiarité). Son approche est très pédagogique : il propose pour chaque chapitre des objectifs, une « évaluation diagnostique », une présentation tissée d’extraits de la <em>Bible</em>, de la Tradition chrétienne, et, enfin, des pistes « pour réfléchir sur ces textes, seul ou en groupe » avec une proposition d’ouverture sous forme de « le saviez vous ? » Chaque chapitre se termine par une conclusion avec un résumé didactique, des questions avant d’aller voter, ainsi que l’exposé d’une notion essentielle (les 4 principes, « tout est lié » (p. 232 234), « le chrétien de gauche ou de droite ? » (p. 270 272)).</p>
<p>Cet ouvrage ferait une excellente introduction à la DSE pour des étudiants commençant la théologie ou l’éthique. Telle n’est cependant pas sa visée première. A la veille de l&rsquo;élection présidentielle et des scrutins suivants, il invite chaque citoyen(ne) à éclairer sa conscience à la lumière de la pensée sociale de l’Église catholique avant d’aller voter – de ce point de vue, l’invitation est intemporelle. L’auteur ne prend évidemment pas partie. Il dégage non seulement les principes et leur intelligence mais encore leurs applications pratiques et les tensions qu&rsquo;elles suscitent, tout en invitant à s&rsquo;interroger chemin faisant. L&rsquo;expérience d&rsquo;enseignement de l’auteur lui permet d&rsquo;exposer l&rsquo;essentiel et rend le propos vraiment accessible au néophyte.</p>
<p>Ouvrage : <a href="https://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/19482/decouvrez-la-doctrine-sociale-de-l-eglise-avant-d-aller-voter">https://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/19482/decouvrez-la-doctrine-sociale-de-l-eglise-avant-d-aller-voter</a></p>
<p>A paraître le 1<sup>er</sup> avril 2022 dans la <a href="https://ethique.unistra.fr/uploads/media/161._Lettre_CEERE_AVRIL_2022_01.pdf"><em>Lettre du CEERE</em> (Centre Européen d’Enseignement et de Recherche en Ethique), n°161</a>.</p>


<p></p>
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		<title>Jésus viendra-t-il aussi sauver les machines ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Markert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 07:35:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Intelligence artificielle et Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Théologie]]></category>
		<category><![CDATA[Lettres du CEERE]]></category>
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					<description><![CDATA[Jean-Marc MOSCHETTA, Jésus viendra-t-il aussi sauver les machines ? Regard chrétien sur l’intelligence artificielle, Paris, Mame, « Essais », avril 2021, 154 p., 15,90€. Jean Marc Moschetta est professeur d’aérodynamique à l’InSAE (Toulouse). Cet ingénieur docteur en mécanique des fluides est &#8230; <a href="https://www.markert.fr/2021/09/02/jesus-viendra-t-il-aussi-sauver-les-machines/">Lire la suite­­</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jean-Marc MOSCHETTA, <em>Jésus viendra-t-il aussi sauver les machines ? Regard chrétien sur l’intelligence artificielle</em>, Paris, Mame, « Essais », avril 2021, 154 p., 15,90€.</strong></p>
<div id="attachment_466" style="width: 205px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-466" class="size-medium wp-image-466" src="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2021/09/9782728930845_1_75-195x300.jpg" alt="Couverture du livre : Jean-Marc MOSCHETTA, Jésus viendra-t-il aussi sauver les machines ? Regard chrétien sur l’intelligence artificielle." width="195" height="300" srcset="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2021/09/9782728930845_1_75-195x300.jpg 195w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2021/09/9782728930845_1_75.jpg 500w" sizes="(max-width: 195px) 100vw, 195px" /><p id="caption-attachment-466" class="wp-caption-text">Première de couverture de l’ouvrage, Jésus viendra-t-il aussi sauver les machines ?</p></div>
<p>Jean Marc Moschetta est professeur d’aérodynamique à l’InSAE (Toulouse). Cet ingénieur docteur en mécanique des fluides est également docteur en théologie (UCLouvain, 2012).<br />
Son essai théologique traite de la place de la technique dans la vie de l’homme et l’intention créatrice de Dieu. Il argumente sur la place des technologies, notamment les plus récentes, dans la béatitude éternelle. L’hypothèse de l’auteur est que si la question d’un salut des objets techniques « nous semble encore insolite aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est que la théologie occidentale s&rsquo;est engagée sur la voie d&rsquo;un rétrécissement anthropologique dont elle n&rsquo;est pas encore totalement sortie. » (p. 15) Une démonstration stimulante se déploie en six parties. La première d’entre elles vise à situer l&rsquo;intelligence au cœur de la proposition chrétienne. Le chapitre 2 observe que l&rsquo;intelligence est une propriété « ordinaire » du monde vivant ; elle est donc conceptuellement indépendante de l’humanité. De plus, l’auteur considère que l’intelligence se construit en permanence. (cf. p. 47) ; la « fabrique » des systèmes d&rsquo;intelligence artificielle est donc rendu possible par ce que la nature a permis. Il convient alors de mieux situer le rôle de l’homme face au reste du créé (chapitre 3) et de reconnaître sa mission co créatrice. Dès lors, il devient légitime de « fabriquer » de l&rsquo;intelligence. Ces réflexions sur l’intelligence questionne la place du corps. La métaphysique du chapitre 4 propose de distinguer le corps biologique du corps existentiel ; celui ci ouvre la possibilité d’agréger au corps biologique des éléments artificiels. Mais alors, quel est le corps concerné par la résurrection, s’interroge l’auteur dans le chapitre 5 ? Sa compréhension se fonde sur une transformation opérée par la résurrection : le corps glorieux serait un (sur)vêtement ! Enfin, le chapitre 6 peut poser la question de la place des productions de l’homme dans le plan de salut. Pour l’auteur, les productions humaines — IA comprise — seront assumées dans le salut de Dieu car la création est, dans sa totalité, tendue vers son accomplissement en Dieu.</p>
<p>Cet épigone de Teilhard de Chardin propose le concept de résurrection intégrale qui appelle à transformer dès aujourd’hui notre regard et notre agir pour ce qui concerne les nouvelles technologies. L’ouvrage est original, vivifiant et rigoureusement argumenté.</p>
<p>Ouvrage : https://www.mameeditions.com/9782728929092-jesus-viendra-t-il-aussi-sauver-les-machines-regard-chretien-sur-l-intelligence-artificielle.html</p>
<p>Paru le 1<sup>er</sup> septembre 2021 dans la <a href="https://ethique.unistra.fr/uploads/media/154_Lettre_CEERE_Septembre_2021_01.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Lettre du CEERE</em> (Centre Européen d’Enseignement et de Recherche en Ethique), n°154</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dieu et la Silicon Valley</title>
		<link>https://www.markert.fr/2021/07/01/dieu-et-la-silicon-valley/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=dieu-et-la-silicon-valley</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Markert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ethique]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle et Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Lettres du CEERE]]></category>
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					<description><![CDATA[Éric SALOBIR, Dieu et la Silicon Valley, Paris, Buchet-Chastel, mars 2020, 299 p., 20,00€. Éric Salobir, O.P., est président d’Optic, le réseau de l’ordre dominicain pour les nouvelles technologies. Il est consulteur du Conseil pontifical de la culture et du &#8230; <a href="https://www.markert.fr/2021/07/01/dieu-et-la-silicon-valley/">Lire la suite­­</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Éric SALOBIR, <em>Dieu et la Silicon Valley</em>, Paris, Buchet-Chastel, mars 2020, 299 p., 20,00€.</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2021/06/Dieu_et_la_silicon_valley.jpg" alt="" class="wp-image-379" width="108" height="158" srcset="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2021/06/Dieu_et_la_silicon_valley.jpg 433w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2021/06/Dieu_et_la_silicon_valley-206x300.jpg 206w" sizes="auto, (max-width: 108px) 100vw, 108px" /><figcaption>Première de couverture de l&rsquo;ouvrage, <em>Dieu et la Silicon valley</em></figcaption></figure></div>



<p>Éric Salobir, O.P., est président d’Optic, le réseau de l’ordre dominicain pour les nouvelles technologies. Il est consulteur du Conseil pontifical de la culture et du dicastère pour la communication, membre du Conseil national du numérique.</p>



<p>Son ouvrage est un livre de vulgarisation en éthique des nouvelles technologies. L’histoire de ce religieux et ses liens avec la Silicon Valley sont un prétexte pour «&nbsp;trier le certain, le probable, le plausible, l&rsquo;invraisemblable et l&rsquo;impossible&nbsp;» (p.&nbsp;42), interroger nos choix et promouvoir l’<em>ethics by design</em>.</p>



<p>Au travers de vingt courts chapitres, l’auteur aborde son parcours (ch.&nbsp;1) puis présente la genèse d’Optic (ch.&nbsp;2). Il propose ensuite une vision humaine de la Silicon Valley (ch.&nbsp;3) et dévoile sa dimension mythique pour nous rappeler à notre liberté (ch.&nbsp;4). Il aborde ensuite la question de la place de la technique dans l’histoire humaine (ch.&nbsp;5) et questionne notre pilotage des nouvelles technologies (ch.&nbsp;6). Entre confiance ou défiance excessives d’une part et laisser‑faire d’autre part, une voie serait‑elle possible&nbsp;? Le chapitre suivant questionne&nbsp;: la crise de confiance actuelle dans la statistique classique serait‑elle une crise spirituelle&nbsp;? (ch.&nbsp;7) Comment articuler cette crise dans un monde de <em>big data</em>&nbsp;? (ch.&nbsp;8) Les questions des données esquissées, l’auteur s’attaque à celles de l’avenir du travail dans une société de <em>chatbots</em> et de robots (ch.&nbsp;9). Viennent ensuite des questions d’IA et d’éthique militaire&nbsp;: néo‑classique (ch.&nbsp;10) et cyberguerre (ch.&nbsp;11), ainsi que des questions d’algoréthique&nbsp;: domestique (ch.&nbsp;12), judiciaire (ch.&nbsp;13). La démultiplication des ces questions, les incompréhensions et craintes qui vont avec interrogent la confiance de nos contemporaines avec ce boom des TICs (ch.&nbsp;14). La démocratie sera‑t‑elle remplacée par une algocratie&nbsp;? (ch.&nbsp;15) Ce détour politique fait, l’auteur revient à des questions de champs disciplinaire&nbsp;: la médecine (ch.&nbsp;16) et la question de l’immortalité (ch.&nbsp;17). Pour finir, ce cheminement, Éric Salobir nous fait passer par des questions de fonds&nbsp;: «&nbsp;L’intelligence artificielle est‑elle intelligente&nbsp;?&nbsp;» (p.&nbsp;238, ch.&nbsp;18), la singularité et l’intelligence artificielle générale (ch.&nbsp;19), enfin faut‑il partir à la conquête de mars&nbsp;? (ch.&nbsp;20)</p>



<p>Si l’ouvrage n’approfondit aucun point, il est un tour d’horizon très cultivé des questions qui se posent et de leur contexte. L’auteur ne veut ni diaboliser ni idolâtrer, il cherche à humaniser notre regard sur la «&nbsp;tech&nbsp;» et ses géants, à responsabiliser notre agir personnel et commun.</p>



<p>Ouvrage&nbsp;: <a href="http://www.buchetchastel.fr/dieu-et-la-silicon-valley-eric-salobir-9782283034026">http://www.buchetchastel.fr/dieu-et-la-silicon-valley-eric-salobir-9782283034026</a></p>



<p>Paru le 1<sup>er</sup> juillet 2021 dans la <a href="https://ethique.unistra.fr/uploads/media/152_LETTRE_CEERE_Juin_2021.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Lettre du CEERE</em> (Centre Européen d’Enseignement et de Recherche en Ethique), n°153</a>.</p>
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		<title>Faire la morale aux robots</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Markert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Jan 2021 08:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ethique]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle et Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Lettres du CEERE]]></category>
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					<description><![CDATA[Martin Gibert, Faire la morale aux robots : Une introduction à l’éthique des algorithmes, Documents 17, Québec, Atelier 10, mai 2020, 93&#160;p., $12.95 CAD. Martin Gibert est philosophe. Il mène ses recherches en éthique de l’Intelligence Artificielle (IA) au Centre de &#8230; <a href="https://www.markert.fr/2021/01/01/faire-la-morale-aux-robots/">Lire la suite­­</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Martin Gibert, <em>Faire la morale aux robots : Une introduction à l’éthique des algorithmes</em>, Documents 17, Québec, Atelier 10, mai 2020, 93&nbsp;p., $12.95 CAD.</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2021/04/Faire-la-Morale-aux-robots-786x1024.jpg" alt="D17: «Faire la morale aux robots: une introduction à l’éthique des algorithmes», par Martin Gibert" class="wp-image-348" width="197" height="256" srcset="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2021/04/Faire-la-Morale-aux-robots-786x1024.jpg 786w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2021/04/Faire-la-Morale-aux-robots-230x300.jpg 230w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2021/04/Faire-la-Morale-aux-robots-768x1000.jpg 768w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2021/04/Faire-la-Morale-aux-robots-1180x1536.jpg 1180w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2021/04/Faire-la-Morale-aux-robots-1573x2048.jpg 1573w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2021/04/Faire-la-Morale-aux-robots-scaled.jpg 1966w" sizes="auto, (max-width: 197px) 100vw, 197px" /></figure></div>



<p>Martin Gibert est philosophe. Il mène ses recherches en éthique de l’Intelligence Artificielle (IA) au Centre de Recherche en Éthique (CRÉ) de l’Université de Montréal.</p>



<p>Cet essai introduit à l’éthique des algorithmes en se demandant&nbsp;: «&nbsp;comment programmer les robots en fonction de principes moraux qui puissent satisfaire tout le monde&nbsp;?&nbsp;» (p.&nbsp;12) L’auteur propose un cheminement qui débute par le rappel d’éléments de théories morales et de psychologie morale, ainsi que par des fondamentaux sur l’IA. A partir de là, le philosophe repère trois types de robots&nbsp;—&nbsp;le déontologiste, l’utilitariste et le vertueux&nbsp;— et leurs caractéristiques. L’auteur s’autorise alors un détour avec la question du contrôle d’une IA générale, c’est‑à‑dire d’une «&nbsp;superintelligence&nbsp;». Martin Gibert revient ensuite à une question plus classique de l’algoréthique&nbsp;: le problème des biais qui peuvent être introduits dans la programmation. L’auteur prend ensuite de la hauteur en abordant la métaéthique et notamment deux questions redoutables&nbsp;: Une programmation morale peut‑elle être meilleure qu’une autre&nbsp;? Est-il possible de construire un bon robot&nbsp;? Cette question est l’occasion d’effleurer la thèse intéressante de Christine Tappolet&nbsp;: les émotions seraient des perceptions de valeurs. Autant une IA ne fera pas preuve d’acrasie (manque de volonté), autant la perception morale représente un véritable défi dans le domaine&nbsp;! Le dernier chapitre est le lieu où l’auteur assume un choix&nbsp;: il faut faire des robots <em>vertueux</em>. Il argumente puis se demande «&nbsp;où sont les bons exemples&nbsp;?&nbsp;» (p.&nbsp;85) que requiert l’éthique vertueuse. Sa proposition est originale et suggestive. En conclusion Martin Gibert rappelle qu’il ne s’agit évidemment pas que le robot prenne des décisions morales mais que nous les prenions en nous demandant&nbsp;: Que voulons-nous exactement&nbsp;? «&nbsp;Dans quel monde souhaitons‑nous côtoyer les robots&nbsp;?&nbsp;» (p.&nbsp;93)</p>



<p>L’auteur a une belle plume et fait des choix audacieux. Ce livre intrique harmonieusement les fondements de l’éthique à ceux de l’algorithmique. Martin Gibert maîtrise le domaine et montre une belle culture — y compris littéraire — des sujets qu’il aborde. Nous regrettons que l’ouvrage ne propose pas de bibliographie.</p>



<p>Ouvrage : <a rel="noreferrer noopener" href="https://boutique.atelier10.ca/products/d17-faire-la-morale-aux-robots-une-introduction-a-lethique-des-algorithmes-par-martin-gibert" target="_blank">https://boutique.atelier10.ca/products/d17-faire-la-morale-aux-robots-une-introduction-a-lethique-des-algorithmes-par-martin-gibert</a></p>



<p>Paru le 1<sup>er</sup> juin 2021 dans la <a href="https://ethique.unistra.fr/uploads/media/152_LETTRE_CEERE_Juin_2021.pdf"><em>Lettre du CEERE</em> (Centre Européen d’Enseignement et de Recherche en Ethique), n°152</a>.</p>
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		<title>Puissances technologiques et éthique de la décision</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Markert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2020 14:11:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ethique]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle et Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Lettres du CEERE]]></category>
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					<description><![CDATA[Académie catholique de France, Puissances technologiques et éthique de la décision, Paris, Parole et Silence, 31 octobre 2019, 168 p., 17,00€. Cet ouvrage est un recueil de contributions réunies par le philosophe et théologien Philippe Capelle-Dumont, professeur à la faculté &#8230; <a href="https://www.markert.fr/2020/10/01/puissances-technologiques-et-ethique-de-la-decision/">Lire la suite­­</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Académie catholique de France, <em>Puissances technologiques et éthique de la décision</em>, Paris, Parole et Silence, 31 octobre 2019, 168 p., 17,00€.</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2020/09/book_images_academiecatholiquedefrance-puissancestechnologiques-9782889590599-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-318" width="171" height="256" srcset="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2020/09/book_images_academiecatholiquedefrance-puissancestechnologiques-9782889590599-683x1024.jpg 683w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2020/09/book_images_academiecatholiquedefrance-puissancestechnologiques-9782889590599-200x300.jpg 200w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2020/09/book_images_academiecatholiquedefrance-puissancestechnologiques-9782889590599-768x1152.jpg 768w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2020/09/book_images_academiecatholiquedefrance-puissancestechnologiques-9782889590599-1024x1536.jpg 1024w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2020/09/book_images_academiecatholiquedefrance-puissancestechnologiques-9782889590599-1365x2048.jpg 1365w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2020/09/book_images_academiecatholiquedefrance-puissancestechnologiques-9782889590599.jpg 1400w" sizes="auto, (max-width: 171px) 100vw, 171px" /></figure></div>



<p>Cet ouvrage est un recueil de contributions réunies par le philosophe et théologien Philippe Capelle-Dumont, professeur à la faculté de théologie catholique de l&rsquo;Université de Strasbourg et président de l&rsquo;Académie catholique de France, et par Christine Roche, présidente du Centre Catholique International de Coopération avec l&rsquo;UNESCO. Ce livre fait suite à une journée d&rsquo;étude organisée par ces deux institutions en partenariat avec l&rsquo;Université Catholique de Lyon.</p>



<p>Ce recueil questionne le progrès technique, particulièrement dans l’arrivée et les perspectives de l’Intelligence Artificielle et des impacts qu’elle pourrait avoir sur notre humanité et notre monde. Il tente ainsi « d&rsquo;élucider les types de rapports actuellement bouleversés entre la technique et la nature, entre la puissance des technologies avancées et les instances de décision. » (p. 9) Les auteurs considèrent que « l&rsquo;interaction entre le monde de la limite […] et l’illimité de l&rsquo;aventure technique […] impose un nouveau paradigme éthique. » (p. 9)</p>



<p>La première partie dresse des diagnostics concernant les avancées technologiques et leurs effets sociétaux, tandis que la seconde cherche à dessiner « l&rsquo;espace éthique des décisions que cette situation appelle. » (p. 10) Ainsi, la première partie évoque les cycles d’innovations technologiques, la dynamique du vivant entre robustesse et vulnérabilité, les voies potentielles de l’intelligence artificielle, la place des nouvelles technologies en médecine, ainsi que la question des enjeux financiers. La seconde partie déploie différents modes interprétatifs : philosophie, sciences humaines, poésie et théologie. Partant de bases philosophiques classiques : Heidegger, Foucauld, Jonas…, l’ouvrage veut aller plus loin et montrer que l’éthique théologique chrétienne a de quoi offrir à un développement technologique.</p>



<p>Les contributions de ce recueil nous ont paru de bon niveau ; plusieurs méritent selon nous d’être distinguées. En quelques pages, Thierry Magnin pose un diagnostic saisissant en tissant sciences, anthropologie, éthique et théologie chrétienne pour évoquer la plasticité du vivant, « tension dynamique entre « robustesse et vulnérabilité » » (p. 50). Philippe Capelle-Dumont pour sa part relit la philosophie de la technique du XXe siècle et l’ouvre à la théologie de l’Alliance.&nbsp; Augustin Dibi Kouadio enfin voit l’hyper connexion comme un « sans distance » qui interpelle notre élévation de l’être et notre élévation à l’Être.</p>



<p>Ouvrage : <a href="https://www.paroleetsilence.com/Puissances-technologiques-et-ethique-de-la-decision_oeuvre_12425.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.paroleetsilence.com/Puissances-technologiques-et-ethique-de-la-decision_oeuvre_12425.html</a></p>



<p>Paru le 1<sup>er</sup> octobre 2020 dans la <a rel="noreferrer noopener" href="http://ethique.unistra.fr/uploads/media/144._Lettre_CEERE_octobre_2020_2.pdf" target="_blank">Lettre n°144 du CEERE</a> (Centre Européen d’Enseignement et de Recherche en Ethique).</p>
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		<item>
		<title>A Philémon. Réflexions sur la liberté chrétienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Markert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2019 11:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ethique]]></category>
		<category><![CDATA[Lettres du CEERE]]></category>
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					<description><![CDATA[Candiard Adrien, A Philémon. Réflexions sur la liberté chrétienne, Cerf, janvier 2019, 144 pages. Ancien élève de l&#8217;École normale supérieure et de Sciences Po Paris, le Frère Adrien Candiard, o.p., prépare sa thèse en islamologie dans le cadre de l’École &#8230; <a href="https://www.markert.fr/2019/11/05/a-philemon-reflexions-sur-la-liberte-chretienne/">Lire la suite­­</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Candiard</strong><strong> Adrien,
<em>A Philémon. Réflexions sur la liberté
chrétienne</em>, Cerf, janvier 2019, 144 pages.</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2019/10/a-philemon-reflexions-sur-la-liberte-chretienne.jpg" alt="" class="wp-image-161" width="147" height="168"/></figure></div>



<p>Ancien élève de l&rsquo;École
normale supérieure et de Sciences Po Paris, le Frère Adrien Candiard, o.p., prépare sa thèse en
islamologie dans le cadre de l’École pratique des hautes études. Il s&rsquo;éloigne
donc à nouveau de son sujet de prédilection pour reprendre ses réflexions
autour de la morale chrétienne. Il a reçu le prix de la liberté intérieure 2019
pour ce nouvel ouvrage.</p>



<p>«&nbsp;La
liberté chrétienne est trop nouvelle et trop révolutionnaire pour être reçue et
même simplement entendue en quelques minutes&nbsp;»
nous prévient l’auteur&nbsp;; c’est la raison de cet opuscule. Il va donc
proposer des réflexions à son lecteur à partir de la très courte <em>Lettre à
Philémon</em>. Cinq brefs chapitres stimulants pour réinterpréter ces trois pages
de la <em>Bible</em>.&nbsp;; les chapitres 3 et 4 s’éloignent de l’épître mais
n’enlève rien au propos. Paul a passé sa jeunesse a tenté de mériter l’amour de
Dieu dans le respect scrupuleux des 613 commandements de la <em>Torah</em>&nbsp;;
sur le chemin de Damas, il est libéré de ce besoin, de ces obligations, de son
désir de perfection. Cette expérience, Paul propose à Philémon de la vivre. Pour
l’auteur, le but de la lettre n’est pas l’affranchissement de l’esclave –
Onésime – mais la libération du maître. C’est pourquoi il voit Paul faire
preuve d’une étonnante délicatesse à l’égard de l’esclavagiste que l’apôtre
appelle à la responsabilité&nbsp;; impossible pour Paul de forcer la conscience
du destinataire.</p>



<p>Si la <em>Lettre à Philémon </em>sert
de fils de chaîne, divers passages bibliques et expériences personnelles
constituent la trame de cet ouvrage. Il sera évidemment question de liberté, de
gratuité… et même de chasteté et de sacrifice, mais dans un sens mieux compris
à notre avis.</p>



<p>À bien des égards, certaines
idées de l’auteur peuvent paraître osées, voire choquantes. Adrien Candiard n’élude pas ces questions mais
dessine une morale qui, en l’amour, devient plus exigeante car elle appelle le
don de tout son être. En effet, là où une perception étriquée de la morale voit
des interdits, l’amour crée des impossibilités&nbsp;: singulièrement celle de
mépriser la dignité de l’autre. L’amitié véritable n’est-elle pas plus ardue
que l’obéissance servile&nbsp;? Et ne nous découvrons-nous pas appelés à
reconnaître en chacun un membre de la famille humaine&nbsp;?&#8230;</p>



<p>Ouvrage&nbsp;: <a href="https://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/18621/a-philemon-reflexions-sur-la-liberte-chretienne">https://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/18621/a-philemon-reflexions-sur-la-liberte-chretienne</a></p>



<p>Paru le 5 novembre 2019 dans la <em><a href="http://ethique.unistra.fr/uploads/media/133._Lettre_CEERE_octobre_2019.pdf">Lettre du CEERE (Centre Européen d’Enseignement et de Recherche en Ethique)</a></em><a href="http://ethique.unistra.fr/uploads/media/133._Lettre_CEERE_octobre_2019.pdf">, n°134</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Droits de l’homme dénaturé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Markert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 18:25:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ethique]]></category>
		<category><![CDATA[Lettres du CEERE]]></category>
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					<description><![CDATA[Puppinck Grégor, Les Droits de l’homme dénaturé, Cerf, Coll. Idées, novembre 2018, 304 pages. Docteur en droit, directeur de l’European Center for Law and Justice, l’auteur a reçu en 2016 le prix «&#160;Humanisme Chrétien&#160;» pour un autre ouvrage&#160;: La Famille, &#8230; <a href="https://www.markert.fr/2019/10/01/les-droits-de-lhomme-denature/">Lire la suite­­</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Puppinck Grégor, <em>Les Droits de l’homme dénaturé</em>, Cerf, Coll. Idées, novembre 2018, 304 pages.</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright"><img loading="lazy" decoding="async" width="246" height="382" src="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2019/10/Gregor-Puppinck-Les-Droits-de-lhomme-dénaturé.jpg" alt="Couverture de l'ouvrage de Gregor Puppinck, Les Droits de l'homme dénaturé." class="wp-image-158" srcset="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2019/10/Gregor-Puppinck-Les-Droits-de-lhomme-dénaturé.jpg 246w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2019/10/Gregor-Puppinck-Les-Droits-de-lhomme-dénaturé-193x300.jpg 193w" sizes="auto, (max-width: 246px) 100vw, 246px" /></figure></div>



<p>Docteur en droit, directeur
de l’<em>European Center for Law and Justice</em>, l’auteur a reçu en 2016 le prix «&nbsp;Humanisme
Chrétien&nbsp;» pour un autre ouvrage&nbsp;: <em>La Famille, les droits de
l’homme et la vie éternelle</em>. Spécialiste des juridictions internationales
et bon connaisseur en philosophie et théologie, G. Puppinck nous éclaire sur l’évolution des compréhensions des
droits de l’Homme et leurs implications.</p>



<p>Pour commencer, l’auteur
nous permet de saisir la différence entre le personnalisme de nombre de «&nbsp;pères&nbsp;»
de la DUDH et de la CEDH et le positivisme d’autres. «&nbsp;L’ambiguïté fondamentale des droits de l’Homme&nbsp;»
(première partie) conduit à adopter un terme commun «&nbsp;personne&nbsp;» pour
deux anthropologies distinctes. En effet, en 1948 il s’agit d’adopter un
consensus le plus large possible pour protéger la personne des excès de l’État.
En pratique, cette disjonction originelle ferait, de plus en plus souvent,
évoluer le but des droits de la protection de la personne – «&nbsp;substance individuelle de nature rationnelle&nbsp;» (Boèce)
– à la libération de l’individu des déterminismes de la nature et de
l’histoire. Insensiblement, il semblerait que ce n’est plus ni Dieu ni l’État
qui est souverain mais l’individu. Glissement que l’auteur veut démontrer et
illustrer dans sa deuxième partie «&nbsp;La
libération et la souveraineté de l’individu&nbsp;».
Le croisement de nombreux arrêts de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, avec
des éléments de philosophie et d’histoire se montrent particulièrement
convainquant sur ce point. Grégor Puppinck
défend la thèse selon laquelle un mouvement s’est produit des droits <em>selon
la nature</em> à des droits <em>contre-nature</em> – au sens où «&nbsp;ils opposent et font prévaloir la volonté sur le
corps&nbsp;» (p. 195) –. Mouvement qui conduirait déjà à des
droits <em>au-delà de la nature</em> – au sens où l’esprit pourrait transcender
et remodeler la nature donnée. S’il lui arrive de faire un peu de fiction sur
l’avenir dans sa troisième partie «&nbsp;Les
droits transhumains&nbsp;: pouvoir et aliénation&nbsp;»,
il étaye là aussi son propos de nombreux faits récents (Cour IADH, <em>Atala
Riffo et filles c. Chili</em>, 2010&nbsp;; CEDH, <em>Charron et Merle-Montet c. France</em>,
2015&nbsp;; la question du transhumanisme…). La conclusion est grave mais ne
désespère pas et croit en un sursaut de personnes capables de désirer un bien
véritablement humain&nbsp;: la charité.</p>



<p>L’ouvrage est érudit et
très bien écrit. L’argumentation rationnelle et structurée, ainsi que les
nombreux faits l’illustrant ont une vraie force de conviction.</p>



<p>Ouvrage&nbsp;: <a href="https://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/18564/les-droits-de-l-homme-denature">https://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/18564/les-droits-de-l-homme-denature</a></p>



<p>Paru le 1er octobre 2019 dans la <em><a href="http://ethique.unistra.fr/uploads/media/133._Lettre_CEERE_octobre_2019.pdf">Lettre du CEERE (Centre Européen d’Enseignement et de Recherche en Ethique)</a></em><a href="http://ethique.unistra.fr/uploads/media/133._Lettre_CEERE_octobre_2019.pdf">, n°133</a>.</p>
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		<title>Autorité et Pédagogie. De quelques paradoxes éducatifs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Markert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Mar 2019 15:58:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Ethique]]></category>
		<category><![CDATA[Lettres du CEERE]]></category>
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					<description><![CDATA[CHIFFLOT Martine, Autorité et Pédagogie. De quelques paradoxes éducatifs, Saint-Denis, éd. Connaissances et Savoirs, coll. « Histoire de la philosophie », 2018. Professeure agrégée honoraire de philosophie à l’Université Lyon 1, l’auteure partage la synthèse d’une carrière de pédagogue et &#8230; <a href="https://www.markert.fr/2019/03/01/autorite-et-pedagogie-de-quelques-paradoxes-educatifs/">Lire la suite­­</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-139" src="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2019/03/Autorité-et-Pédagogie-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" srcset="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2019/03/Autorité-et-Pédagogie-210x300.jpg 210w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2019/03/Autorité-et-Pédagogie.jpg 419w" sizes="auto, (max-width: 210px) 100vw, 210px" />CHIFFLOT Martine, <em>Autorité et Pédagogie. De quelques paradoxes éducatifs</em>, Saint-Denis, éd. Connaissances et Savoirs, coll. <em>« Histoire de la philosophie »</em>, 2018.</strong></p>
<p>Professeure agrégée honoraire de philosophie à l’Université Lyon 1, l’auteure partage la synthèse d’une carrière de pédagogue et de formatrice des enseignants. Ce <em>« texte qui ne manque pas de qualités »</em> (p. 8) bénéficie d’une préface de Marie-Jo THIEL. C’est un ouvrage dense qui nous appelle à croître et à faire grandir. La richesse de ce travail est de n’être pas un traité de didactique ou de pédagogie mais, en philosophe, de définir, distinguer, articuler pour que l’esprit s’en trouve outillé, assaini ou revivifié.</p>
<p>Parcourant quatre degrés, ce livre nous invite d’abord à méditer la relation pédagogique qui est mission d’instruire par un tiers garant et relation éducative entre un enseignant et un élève. La condition de possibilité de cette relation particulière est une autorité bien comprise. Autorité essentielle mais fragile dont l’auteure analyse la nature, les champs, les fondements de cette relation et de ses mises en acte. Ici comme dans l’ensemble de ce travail, Martine CHIFFLOT assume les dimensions parentale, magistrale, politique et même religieuse de l’éducation. Des vertus désordonnées et décrépites peuvent faire obstacle à l’autorité et la relation pédagogique, c’est pourquoi l’auteure s’attarde sur la raison de l’amour. Débat classique entre enseignant : faut-il aimer ses élèves ? Un précieux parcours jalonné de KANT, FREUD et BUBER notamment, nous fait mieux comprendre pourquoi l’amour est requis et comment <em>« l’amour pédagogique […] est, au contraire, une orientation morale »</em> (p. 115). Une ascèse est en jeu qui porte à l’ascension. Car il faut encore contempler le lumineux objet du désir : le savoir. A notre avis, le sublime de cette partie est de pousser la théorie des idées au-delà du savoir et de la connaissance académique pour rappeler au pédagogue la fin morale de l’Homme. Cette orientation nous paraît pouvoir être résumé ainsi : <em>« Amour et vérité se rencontrent »</em> (Ps 84, 11).</p>
<p><em>« La relation d’autorité […] s’établit sur un terrain moral »</em> (p. 89) écrit Martine CHIFFLOT. Si l’éthique n’est pas la trame de cet ouvrage, elle en est l’un des fils de chaîne. Elle est abordée davantage comme une fin qu’en ses moyens car il est davantage question de morale fondamentale ; l’auteure traite de déontologie dans d’autres de ces ouvrages.</p>
<p>Ouvrage : <a href="https://www.connaissances-savoirs.com/autorite-et-pedagogie-martine-chifflot.html/">https://www.connaissances-savoirs.com/autorite-et-pedagogie-martine-chifflot.html/</a></p>
<p>Paru le 1er mars 2019 dans la <a href="http://ethique.unistra.fr/uploads/media/127._Lettre_CEERE_mars_2019_01.pdf"><em>Lettre du CEERE (Centre Européen d’Enseignement et de Recherche en Ethique)</em>, n°127</a>.</p>
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		<title>Le système préventif, d’hier à aujourd’hui&#8230; Et pour demain ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Markert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Mar 2018 11:00:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement catholique]]></category>
		<category><![CDATA[Lettres du CEERE]]></category>
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					<description><![CDATA[BOSCO Giovanni Melchior, PETITCLERC Jean-Marie et WIRTH Morand, Le système préventif, d’hier à aujourd’hui&#8230; Et pour demain ?, coll. Educ’Action, éd. Don Bosco, Paris, Jan. 2018. Il y a cent quarante ans, Don Bosco léguait onze pages qui demeurent un trésor &#8230; <a href="https://www.markert.fr/2018/03/06/le-systeme-preventif-dhier-a-aujourdhui-et-pour-demain/">Lire la suite­­</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="alignright is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2018/09/couverture.png" alt="Couverture de l'ouvrage Le système préventif, d’hier à aujourd’hui... Et pour demain ?" class="wp-image-87" width="300" height="300" srcset="https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2018/09/couverture.png 600w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2018/09/couverture-150x150.png 150w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2018/09/couverture-300x300.png 300w, https://www.markert.fr/wp-content/uploads/2018/09/couverture-365x365.png 365w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure></div>



<p><strong>BOSCO Giovanni Melchior, PETITCLERC Jean-Marie et WIRTH Morand, <em>Le système préventif, d’hier à aujourd’hui&#8230; Et pour demain ?</em>, coll. Educ’Action, éd. Don Bosco, Paris, Jan. 2018.</strong></p>



<p>Il y a cent quarante ans, Don Bosco léguait onze pages qui demeurent un trésor éducatif, <em>Le système préventif dans l’éducation de la jeunesse</em>. La présente édition accompagne ce texte d’une préface de Bernard CHASTANG, chef d’établissement du lycée Don Bosco à Nice, d’une introduction du Père Jean-Marie PETITCLERC, et d’un contexte historique dressé par le professeur Morand WIRTH. Elle fait suivre ce petit traité de textes du Père PETITCLERC : trois chapitres pour accueillir le système préventif -aujourd’hui ; dans un monde sécularisé ; dans son actualité et sa pertinence-, d’une conclusion et de <em>« La vie de Don Bosco, source de ses douze intuitions pédagogiques »</em>, riche annexe sur éthique salésienne de l’éducation.</p>



<p>Le petit traité Don Bosco est structuré classiquement : une courte introduction, trois parties et une finale. La première partie explique en quoi le système préventif est préférable au répressif, la deuxième partie expose l’application de cette méthode et la troisième partie traite de l’utilité, la difficulté et les avantages de ce système. Enfin Don Bosco récuse la punition de la personne pour appeler à une prévention secondaire, la sanction de l’acte (gratification ou réparation).</p>



<p>Cette « esquisse » (p.17) est déjà une systémique. Elle a un but : la « formation civique, morale et scientifique. » (p.36). Elle use de moyens articulés : <em>« la raison, la religion et l’affection »</em> (p.29). Elle se fixe des limites puisque <em>« elle exclut […] tout châtiment brutal et veut même bannir les punitions légères. »</em> (p.29) Cette méthode est structurante pour la personnalité d’un être enfant, d’un jeune car elle l’accompagne vers le plein exercice de sa responsabilité, qui ne peut s’épanouir dans la contrainte mais doit intégrer juste liberté et obligations morales. Aujourd’hui encore il nous semble que ce système reste profondément pertinent pour une éthique pratique de l’éducation et pour former des jeunes réfléchis.</p>



<p>Ouvrage : <a href="http://editions-don-bosco.com/264-le-systeme-preventif-d-hier-a-aujourdhui-et-pour-demain--978-2-914547-88-9.html">http://editions-don-bosco.com/264-le-systeme-preventif-d-hier-a-aujourdhui-et-pour-demain&#8211;978-2-914547-88-9.html</a></p>



<p>Paru le 5 mars 2018 dans la Lettre du CEERE (Centre Européen d&rsquo;Enseignement et de Recherche en Ethique), <a href="https://ethique.unistra.fr/uploads/media/116_Lettre_CEERE_mars_2018.pdf">n°116</a>.</p>
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